Je me souviens….
Il y a un an j’explosais de joie : obtention de mon diplôme d’éducatrice spécialisée, et une petite fille prénomée Zoé pointée le bout de son nez…C’était l’été, il faisait beau…
Un an a passé. J’ai réalisé un rêve, partir à l’étranger pour vivre plus que deux semaines de vacances. Rencontrer, découvrir, s’adapter…vivre des expériences diverses.
Voici la dernière en date :
Vous vous souvenez la dernière fois, je disais que j’aurai bien voulu me faire une vraie coupure, ne pas bosser pendant quelques semaines. Pour réaliser ce projet, je me suis dit que je pourrai faire un deuxième petit boulot (pour avoir un gros budget) a mi-temps, pas dans le champs sociale (pour changer) acceptant toute personne sans expérience : caissière, serveuse, distribution de tract… enfin les petits boulots d’étudiant. CV et LM en main, je suis partie un après-midi dans le plus grand centre commerciale de Québec. La chaleur étant accablante, je me suis arrêtée dans un petit snack, café bistrot ou food court, (nommé ça comme vous le voulait) pour boire un verre. Bien sympa, ça à l’aire plutôt tranquille ce petit café, pourquoi ne pas tenter ma chance. J’aborde la caissière, qui m’oriente directement vers le propriétaire présent cet après midi. Sourire au visage, je lui présente mon CV et ma LM…et la, il me dit « moi aussi je suis Français ». Ben tiens donc!
L’entretien va très très vite. Je suis engagée comme « Préposé au Comptoir » pour un mi temps, avec mes conditions (pas bosser une semaine en juillet et tous le mois d’août et priorité a mes remplacements d’éducatrice). J’ai commencé le lendemain. Le rêve en soi !
Bienvenue au Café-bistrot « a la Van Houtte » : http://www.vanhoutte.com/fr/. C’est comme les starbuck coffee en France.
Embauché au Café-bistrot situé en plein centre ville de Québec dans le quartier St Roch (hôtels et bureaux), j’ai découvert la restauration rapide et bien vite déchantée.
Ce n’est pas l’équipe en soi, mais les conditions de boulot…c’est du non stop et beaucoup de stress. Tu sais à l’heure que tu commences mais tu ne connais pas celle de la fin !
Ma première journée je l’ai passé à suivre le gérant pour apprendre leur fonctionnement : les différents combots, spécialités, cafés, extras….tout en étant en action. La j’ai réalisé qu’il y avait une sacré différence culinaire. Ce qui pour les employés Québécois semblent normal et facile à faire, ne l’est pas pour une française. Quand un client se présente et te demande des rôties grillées, beurrées, avec des morceaux de creton à 8 heures du matin,…que faire! Bon les comprendre ce fut rapide, mais le plus dur pour moi, ce fut de retenir les milliards de commandes des clients qui arrivent en même temps, plus celles de tes collègues et de ton gérant et de tous faire bien, sans oublier quoique se soit !
Pour vous faire un raccourci :
Café :
- velouté, corsée, spécialité du jour…
- ….café moka, café viennois (saveur vanille caramel,…), café latte, expresso simple, expresso double…avec ou sans crème, lait normal ou 2% (ça existe ici)
- petit (déjà grand pour moi), régulier (un mug de thé), grand (le grand verre de coca chez Mac Donald)
Qu’est ce qu’ils peuvent boire du café !
Au déjeuner :
- Croques Matin : croissant + jambon + fromage (suisse ou chedar), avec un œuf en omelette,
- Bagel Matin : un bagel (nature, blé, sésame) + jambon + deux œufs en omelette avec herbe de Provence + fromage mozzarella,
- Panini Matin,
- Roti,
- coupe santé
- …avec ou sans beurre, avec ou sans bacon, sur place (dans un petit sac) ou a emporté (assiette avec présentation et deux petites tranches de fruits du jour),…
Dîner :
- Soupe, du jour, de légume, soupe a l’oignon (eh oui même en pleine chaleur)
- Salade,
- Tortilla club,
- Wraps,
- Panini…
- baguettinne…
- en combot ou pas,…
Je vous passe les boissons fraîches, les muffins, les viennoiseries et autre desserts…
Et toujours proposer au client, quelque chose en plus de son choix de départ.
Si tu n’as pas de client, il faut aller débarrasser les bacs remplis de tasse en salle a manger, laver les tables, changer les poubelles, remplir les bacs de crème, sucre, sel, poivre, ustensiles…mettre en route le lave vaisselle, laver les cabarets, s’assurer que la vitrine est toujours rempli, que l’espace préparation soit toujours propre…préparer la vitrine du dîner puis celle du déjeuner du lendemain… Toujours, toujours, toujours en action !
La pause! De quoi me parle t-on ? C’est un mot français, pas Québécois.
C’est Trente minutes. Deux choix, soit tu décides de faire une vraie pause mais tu n’es pas payé, soit tu décides de rester à disposition et tu es payé. Petit plus, tu dispose de 50% de réduction sur tous les produits Van Houtte (pendant ton temps de travail, mais pas après).
Un magma d’information à retenir, alors quand il y a un grand rush, panique a bord !
Le top pour moi, ce fut le jour ou on m’a demandé de faire la caisse. Je commençais tout juste a me sentir à l’aise avec les différents combots et sous marin, lorsqu’il m’a demandé de partir en caisse. La on ne joue plus a la marchande! C’est le clavier de l’ordinateur fois deux. On dit que le boulot de caissière c’est simple. Chez Franprix peut-être? mais pas ici. Il y a un tas de boutons à appuyer pour faire une simple commande (sans les rabais, combot, niveau ou autres, si non ça prends des proportions). Le troisième jour, un client chinois a payé avec un billet de 100 dollars. N’étant pas habitué à ce type de billet (et surtout à la caisse), je l’ai pris pour un billet de dix, et rendu la monnaie sur dix, vous imaginez la suite. A huit du matin, j’aurai voulu me mettre dix pieds sous terre, mais non! une queue de travailleurs stressait et de touristes attendait de payer leur café, sans compter mes collègues qui commençaient à s’énerver.
Conclusion :
- Le système de formation chez « Van Houtte » n’est pas du tout adapté pour mettre en confiance les nouveaux employés. Au contraire, c’est beaucoup de stress, surtout quand tu as eu aucune expérience dans la restauration, café, caisse. Tu apprends sur le tas (ce qui peut ne pas être mauvais en soi), mais quand tu as un paquet de clients devant toi et que tu es appelé dans tous les sens des le deuxième jour, pour moi, ça n’a pas de bon sens! Les employés le disent, mais le gérant, lui, il n’a pas l’aire de s’en rendre compte.
Je ne vais pas vous raconter tous mes déboires, car j’en aurais encore pour deux pages. Moi qui d’habitude m’accroche, là, au bout de deux semaines j’ai rendu mon tablier.
- Marion + restauration rapide = BUG
Ce faire un peu d’argent en plus ok, mais pas dans des conditions pareils.
Ca reste tout de même un bon souvenir. Je continuerai à prendre mes boissons glacés et mes muffins chez eux, mais devant le comptoir !
Entre ces deux semaines, j’ai fait la connaissance de Geneviève. C’est une Québécoise, qui était venue faire un stage de quatre mois au Samu Sociale de Paris, il y a un peu plus de un an. Nous avons été mis en contact par une amie en commun. Habitant Trois Rivières, je suis descendu passer un WE chez elle. Elle m’a montré son lieu de travail, comme intervenante sociale (enfin Educatrice spécialisée), puis m’a fait visiter ça ville Trois Rivières. Après avoir fait les grandes villes Québécoise, Trois Rivières m’a paru bien petit. Son centre ville, ou plutôt la rue centrale menant au port est sympa et animé…mais sans plus. Le samedi soir, le dernier bus passe à 21h30, alors veiller au centre ville, ce n’est pas facile si tu habites dans les alentours.
Par contre le dimanche en fin d’après midi, nous nous sommes rendu au lac Edouard à l’intérieure du Parc National de la Mauricie. Là ! J’avoue que j’ai capoté! J’ai hâte d’y retourner. Le seul hic, les moustiques, des vrais voraces…Tabarnac !
Bref un petit WE ou j’ai pris l’aire ! Avant de repartir pour ce qui fut ma deuxième et dernière semaine chez « Van Houtte ».
Après cette tentative de « préposée au comptoir », je vais reprendre mes habitudes de PVTiste…
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