Cela fait quelques jours que je me demande comment je vais vous raconter cette formidable aventure de 3 semaines et demie. J’avoue que je ne sais pas. Alors je vais me lancer comme ça. C’est sur que je ne vais pas raconter jour après jour, mais surtout vous compter les faits marquants. Il y en a tellement.
Avec mon CD de Pierre Lapointe en fond sonore, je me lance dans la rédaction de cette page !
Cette aventure a commencé quelques mois auparavant, lorsque j’ai donné mon coup d’envoie au PVT. Pascaline a répondu aussitôt présente pour le moi d’août. Dates fixées, il ne restait plus qu’à donner nos objectifs…vive MSN !
Plus de trois belles semaines sur les routes du Québec.
L’arrivée de Pascaline en terre Québécoise fut un peu difficile, plusieurs heures de retard et un avion peu confortable. Son arrivée à Québec était prévu pour 12h et des poussières, elle est arrivée à 18h30 passé ! Le soir même je l’ai emmené dans Québec, goûter à l’ambiance de la ville. Les jours suivant se sera la visite de la ville.
La veille de notre départ en Road Trip, nous avons assisté à la finale « Feux Loto Québec » au Chute de Montmorency. Depuis plus d’une quinzaine de jours 8 pays en compétition présentait un à un, un spectacle, dont l’objectif était la mise en valeur des chutes, de Québec et de son histoire. Nous avons assisté à la finale, c'est-à-dire aux meilleurs moments des spectacles qui furent présentés. L’équipe gagnante pour l’année 2007 fut le Canada mais suivi de prés par la Chine. Le spectacle était magnifique !
Jeudi 9 août, le grand jour ! Le matin nous sommes parties en quête de notre voiture de location. Pas facile de trouver l’agence de location, car le nom de la rue avait été changé quelques mois auparavant, mais pas sur les cartes. Eh oui le boulevard Jean Tallon est mort, vive la rue Cyril Duquet !…mais bon on y arrivé, avec l’aide d’une gentille Québécoise.
Notre petite Chrysler rouge, nous attendait tranquillement sur le parking.
En remplissant les formalités, on nous propose de prendre en plus « l’assurance cailloux ». Un peu étonné sur le coup, …mais je me rappel rapidement l’état des routes Québécoise quand on s’éloigne de la capitale…alors OUI. Excellente réponse vue les routes que nous allons prendre par la suite.
De retour a l’appart avec cette belle voiture, on la rempli (et le mot est léger). On est parti comme des vrais Québécoise en camping. En plus de nos affaires personnelles, on avait la tente (forcément), une glacière, deux chaises, une table, un petit butane, nos courses de nourritures et le top du campeur un Barbecue portatif au propane… ultra équipé les filles!
Voiture rempli, Pascaline au commande, moi en copilote …c’est partie pour l’aventure !
Partant de Québec en après midi, nous avons longé le St Laurent par le chemin du Roy en direction de la Mauricie.
La Mauricie,…trois jours et trois nuits qui furent probablement les plus chaudes de notre séjour. En journée nous avons visité les villages alentours : St Jean de Pile, Grand Pile, Grand Mère, Shawinigan…mais surtout nous avons fait une belle journée au Parc National de la Mauricie (le plaisir de la marche avec les sentiers ultra bien indiqué par la SEPAQ), et une belle observation de l’ours Noir ! J’en ai encore des frissons dans le dot. On en a vue 8 en tout. Avec notre guide dans une petite cachette, nous les avons vus. Trop fort…petit explication sur comment il faut réagir si tu en croise un en chemin (surtout ne pas faire le mort, ne pas lui tourner le dos, ne pas se faire repérer…) et si tu fait du camping sauvage : placer la nourriture en hauteur dans les arbres…ne pas avoir de la menthe sous toute les formes, il la sente a des kilomètres. Pas de chance Marion, j’ai un dentifrice et des sachets de thé à la menthe.
Pendant ces quelques jours en Mauricie, Pascaline a fait la connaissance avec les moustiques Québécois. Crème Mosquitos en main…tartiner, badigeonner a plusieurs reprises, rien a faire, ils savent te rappeler là ou tu n’as pas mis de la crème (sous tes vêtements). Ennemis numéro 1…malheureusement présent partout.
Le Bas St Laurent est une région que nous avons fait très rapidement. En fait on ne l’a vus qu’a travers les vitres de notre voiture. Effectivement notre objectif étant d’atteindre la Gaspésie (Baie des Chaleurs), on a donc fait deux jours de 8 heures de voitures, avec simplement une escale d’une nuit à Rivière du Loup. Elles ont été bien longues ces journées, surtout pour Pascaline, à tenir son volant, ne pas s’endormir. Pour résister on allume la radio Québécoise,…vive l’accordéon et autre tubes de fêtes du village !!!
Tout de même, la route est belle, car nous longeons le St Laurent, cette fois ci par la route « des Navigateurs » mais sur l’autre rive, et puis c’est celle qui nous mène à la Gaspésie !
C’est dans le courant de l’après midi du lundi 13 août, que nous passons « la frontière » de la Gaspésie. De la Vallée Matapédia, nous arrivons à la Baie des Chaleurs au camping « de l’érablière ». Il fait frète, mais c’est un magnifique coucher de soleil qui c’est offert à nous ce soir là. Réconfortant et de bonne augure, sur la plage du camping nous faisons des pauses photos (que nous baptiserons par la suite « la touriste attitude »)…des photos de cartes postales.
Comme à notre habitudes, nous avons mangé à la nuit tombante (pour ne pas dire tombée) ou nous avons découvert la courge « butter » en papillotes. En fait tous au long du séjour nous avons essayé toutes les courges, quelques poissons, crustacés, et les pâtisseries.
Mais ce repas a été interrompu par la présence d’une bébête assez redoutable dans son genre : la Moufette !
Qu’est ce qu’une moufette ? C’est le « Putois » en France. Si cela se sent attaquer, ça lance un jet d’urine sur plus de 6 mètres qui immortalisera a tout jamais…tous les tissus (tentes, habits…), personnes qui auront été touchées. Une odeur péstidentielle.
Alors quand Pascaline m’a dit « oh regarde Marion, une bête avec une raie blanche dans les fourrages! » oulala, j’ai pas mis deux secondes avant de me rappeler les propos de mon guide interprète au Parc Forillon. Quand la moufette a commencé à lever sa queue, on a moins rigolé. Pendant toute la soirée la Moufette a rodé sur notre emplacement de camping. Je peux même vous avouer qu’après être entré dans la tente, j’ai attendu le lendemain (soleil levé) pour aller au toilette.
Une petite moufette, face à deux grandes filles. Pas équitable le combat !
Mémorable cette soirée !
Longeant la cote de la Gaspésie par Nouvelle, Carleton, Bonnaventure, Percé et Gaspé, nous avons vu sur notre passage de magnifique Barachois, des plages (mais une eau glaciale), le Bioparc de Gaspésie (Caribous, Orignaux, Ratons laveurs, phoques, loutres….oiseaux marin), des phares, et de belles maisons blanche.
La Gaspésie est une des régions ou il y a le plus d’Acadien. Le 15 août, étant le Jour de fête de l’Acadie, nous nous sommes rendue au musée de l’Acadie. Explication : c’est une région de Gaspésie, mais plus précisément ce sont des Québécois qui ont été chassés de leurs terres par les anglais vers les 1700…et dont le drapeau est celui de la France avec une petite étoile jaune. Ce drapeau Acadien ne nous quitteras pas tout au long de la route, chaque maison ayant son petit drapeau (ils sont fier de leurs origines les Québécois).
De villages en villages, nous avons donc découvert de belles petites balades (quelques fois se terminant en de véritable expédition … « la Taguine »), nous nous sommes enfoncées dans les terres à la recherche de village perdu (St Elzéare) en prenant des routes de terres, voir même des autoroutes de Quad (eh oui !)…Assurance cailloux !
A Percé, nous avons vu et toucher le fameux rocher de Percé.
Bref beaucoup de plaisir pour les yeux, car je peux le dire la Gaspésie : c’est beau !
Mais finalement, le meilleur pour moi c’est ce qui va suivre. Pour le milieu de notre parcours, nous avions décidé de dormir en Auberge de Jeunesse. Un bon lit, être au chaud, mail, lessive…ne plus sentir le saumon fumé !
A l’Auberge International « Cap au Os », nous avons pris le forfait chambre privé + « Kayak en mer au coucher de soleil : à la rencontre des phoques ». Moi qui ne suis pas une adepte des sports d’eau, j’ai pris mon courage avec moi et me suis lancée dans l’aventure. Vu le froid que vous avions eu ces derniers jours et la pluie de la journée, nous ne savions pas trop à quoi nous attendre. Il faut croire que ce soir là, le bon dieu nous a protégé. En quittant la plage vers 17h en tenue de Kayakiste (danseuse étoile) seule avec notre guide, c’est un ciel découvert qui nous offre un magnifique coucher de soleil en pleine mer, entouré de phoques. Je ne pourrais pas vous dire combien on en a eu autours de nous à quelques mètres… Nous n’avons pas pris de photos, car nous avions peur des les abîmer. Alors les images elles sont dans nos têtes. Ce moment fut tellement intense que finalement pour moi c’est pas plus mal qu’il n’y est pas de photos…c’est un souvenir personnel !
Le lendemain, a peine remise de nos émotions de la veille, nous sommes allées dans le Parc de Forillon pour faire une des plus belles randonnées que compte la Gaspésie sur le Sentier Internationale des Appalaches (SIA). Le SIA passe en Gaspésie, avec notamment une étape menant à la Pointe de Gaspé. Avec Pascaline cela faisait longtemps que l’on parlé de ce « bout du bout »…et bien se sera notre premier.
Sous un beau soleil, j’ai pris le SIA à partir de « Grande Grave » et retrouver Pascaline un peu plus loin sur la route. La aussi, ce fut un beau moment. En longeant la cote (falaise) sur plus de 6km, j’ai pris un chemin bordé de fleurs, d’arbres, avec a coté une belle mer bleue et fait de belles rencontres (lapin et porc épic). Arrivé à la Pointe à Gaspé, profitant du Panorama qui nous était offert, nous nous sommes évadées par la pensée…profite, profite de ça, de cet instant unique !
De retour tard dans la nuit à notre campement, nous avons eu une soirée plutôt froide comparée à la journée,…première nuit en camping SEPAQ. Continuant dans notre lancé, le lendemain, nous sommes partir en direction du Mont Albert, en traversant la réserve des Chic et Choc et la ville minière de Murdochville. En soirée sur la route de notre camping, nous avons fait la rencontre la plus marquante de mon séjour : un orignal. Sur une route gravillonnée, en faisant le 30 km/h, nous l’avons vue, majestueu. Il est 20h passé. Pause photos, vidéo…
Cette rencontre faite, la nuit qui suivra sera la plus froide avec tout juste 0° en août.
Le lendemain, nous nous sommes dirigée vers Matane pour notre dernière nuit en Gaspésie et 1re nuit en voiture…traversier à 5h30 le lendemain matin.
Il est 8h du matin quand nous arrivons à Godbout. Bonjour la Cote Nord !
Changement de région, changement d’ambiance, changement de décor. De Godbout à Sept îles, de Sept îles à Longue Pointe de Mingan, de Longue Pointe à Mingan à Pointe à Parent…malgré la brume et la pluie, nous avons réussi à voir les paysages qui nous entourent. Des grandes rivières a saumons, de longue pleines, comme des tourbières, défrichés, avec peu d’animal, pas même un écureuil. Au pays des indiens « Montagnais », nous avons eu du mal à trouver des musées ouvert et croiser des touristes, après la date de rentrée scolaire (20 août).
Malgré le mauvais temps persistant, et quelques petits tracas de santé, nous avons tenue notre programme. Dans un premier temps, ne pouvant voir les baleines, nous avons visité le « centre d’interprétation de la station de recherche des iles Mingan » (MICS), avec un guide compétant, passionné et bénévole qui nous a tous expliqué sur les Orcale, baleine bleue, baleine a bosse... leur mode de vie, habitude et le but du MICS (répertorier, protéger et étudier les baleines).
Natashquan cela vous dit quelques choses ? Pour les Québécois ça a une sacrée signification.
Pour certain c’est la ville de Gilles Vigneault (chanteur, écrivain), pour d’autre c’est la dernière ville de la route 138. Après Natashquan, il y a un petit bourg « Pointe-Parent » et après plus rien… ou plutôt « Terre Neuve » (à quelques kilomètres prés). Pour y accéder il faut prendre l’avion ou le bateau. Natashquan a été relié par la route il n’y a pas si longtemps que cela. Nous avons fait toute la route pour voir, ce qu’il y avait au bout. En dépassant Point-Parent, nous avons continué la route 138, mais gravillonné, en faisant du 30kms/h, et en rencontrant personne. Au bout il y a la rivière « Natashquan», des traces d’ours…mais pas de vie !
Voila notre 2eme « bout du bout ».
A notre troisième jour au camping de Longue Pointe de Mingan, enfin le soleil en Cote Nord ! Profitant de celui-ci, nous avons fait la croisière de l’Archipel de Mingan, au départ de Havre St Pierre. Cet Archipel est très connu pour la faune, la flore et ces monolithes. Pendant 5 heures, alternant bateau et promenades dans les îles nous avons découvert cet archipel…Quarry, Niapiskau, La grande île…les monolithes en forme de pot de fleur, d’animaux…les Macareux (oiseaux marin). C’était un vrai plaisir pour les yeux.
Après la région de Duplessis, nous sommes allées dans la région Manicouagan (toujours en Cote N ord). De Longue Pointe de Mingan à Baie Trinité, de Baie Trinité à …Manic 5…sur la route en direction du Labrador. Eh oui encore une folle envie de voir une extrémité !
Nous avions entendu parler des aurores Boréale dans la région de Caniapiscau. Les aurores boréales n’apparaissent dans le ciel seulement par grand froid, en étant plein nord. La région de Caniapiscau se situant toute en haut de la Cote Nord, après Manic 5, à la limite du Labrador, nous avons fait une modification technique de notre parcours. Il fait tellement froid pour un moi d’août, alors autant se les peler pour une bonne raison, de plus Manic 2 et 5 sont sur la route. Allons y pour l’aventure…
A partir de Baie Comeau, nous avons pris la route 132, celle qui mène aux barrages Manic 2 et 5…et si on le veut au Labrador. Cette route est impressionnante, car c’est une véritable montagne russe, enchaînant montées, descentes (10 à 18%), virages et les camions. Le plus difficile fut entre Manic 2 et 5.
Manic 2 et 5 sont des barrages construits par HydroQuebec. Manic 5 est le plus Grand barrage au monde. Il est appelé également « Daniel-Johnson » en souvenir du ministre qui décéda la veille de l’inauguration du barrage auquel il devait assister. On a eu le droit à deux belles visites, très claire pour une inculte comme moi, complété part un gros document sur l’énergie et éléctricité.
Entre ces deux visites une nuit c’est écoulée…notre deuxième nuit en voiture sur la route du Labrador. Garé dans un petit chemin plein nord, nous avons essayé de voir des Aurores Boréale…mais non, la température s’est réchauffée ! Mise à part quelques camions que l’on entendait, on était bien seule. C’était notre 3eme « bout du bout » !
De retour sur la cote, nous avons fait un arrêt « Baleine » aux Bergeronnes, avant de partir sur notre dernière région « Charlevoix ».
Charlevoix…
Tadoussac a Baie Ste Catherine, jusqu'à Malbaie par la route du fleuve, quelle belle route…
Pour terminer ce road trip, nous avons campé encore une fois dans les campings de la Sépaq au « Parc National des Hautes Georges de la Rivière Malbaie ». La 1re nuit a été la plus froide de notre séjour avec O° maximum pour la nuit. Mais le lendemain nous avons eu une belle journée, ou nous avons pu longer « la Drave » avec des vélos. Le deuxième jours, nous avons fait chacune notre expédition. Pour ma part, je me suis lancée sur le sentier le plus dur du parc « L’acropole des Draveurs ». 2h30 non stop de montée, pour aller sur le col le plus haut (un peu plus de 800 mètres et voir la Toundra Artique. J’en ai bavé, mais je ne l’ai pas regretté. J’ai eu une vue splendide sur tout le parc et la Drave. J’ai retrouvé Pascaline un peu plus tard en après midi. De son coté elle s’est fait une randonnée de quasi 20 kms aller/retour. A chacun son 4 eme « bout du bout ».
Le lendemain, nous avons repris la route de Québec. Le retour à la ville, à la civilisation…
Plus de 5000kms en trois semaines.
A ma grande surprise, quand je suis arrivée dans mon appartement, j’ai découvert un nouveau colocataire ! Bye bye Alexandre…bonjour Romain !
Pour notre dernière semaine ensemble a Québec…Pascaline a finit de visiter la ville, fait ces petite emplettes, quand a moi je suis partie a la recherche d’un petit boulot « alimentaire ».
Pascaline a repris l’avion le vendredi 7 septembre...
Mon père me posait dernièrement la question « quel fut ton plus beau souvenir » ? Excellente au question ! J’ai répondu dans un premier temps : La Gaspésie avec ces coucher de soleil, puis la rando en kayak, mais aussi le SIA, Manic 2 et 5, l’Archipel de Mingan...
Vous comprendrez que ces trois semaines furent splendides. Je n’ai pas un souvenir, mais trois semaines complètes….
J’ai écrit comme j’ai pu. Pour tous vous dire, ça n’a pas été facile que se soit d’un point de vue « écriture en français » ou « des émotions » que cela à fait ressortir (c’est mon coté sentimental). Voyager c’est que du bon. C’est un temps que l’on consacre a soi, a son bien être personnel.
Je réalise actuellement la chance que j’ai eu de pouvoir faire ces trois semaines avec toi Pascaline. Je te nomme meilleure conductrice tous terrains, photographe experte et grande aventurière 2007.
Je attends….
En mémoire....
|